Dès la plus haute antiquité, les hommes se sont réunis pour venir en aide à ceux qui étaient frappés par le sort. Les Sumériens pratiquaient un systeme d'assistance mutuelle en cas de perte des marchandises transportées par caravane.

On trouve également trace d'une telle pratique dans le code Hammurabi, plus ancienne collection de lois connue, gravé sur poerre et datant du 18eme siecle av JC.

A Athènes, existaient des associations permettant le versement de secours dans certains cas comme le décès.

Chez les Romains, on trouve également des associations intervenant lors de la survenance de certains évènements. Citons l'association des légionnaires qui prévoyait une bourse en cas de départ lointain aux colonies.

Mais ces formes d'assistance mutuelle ne sont pas véritablement à l'origine de l'assurance.

Le prêt à la grosse aventure a permis la naissance de l'assurance. Ce prêt était déjà pratiqué par les Grecs et Romains. En voici le mécanisme:

- Pour le commerce maritime, les marchands avaient besoin de bcp d'argent. Ils s'adressaient à des banquiers qui leur prêtaient les capitaux nécessaires;

- si le bateau faisait naufrage, le marchand ne remboursait rien au banquier. En revanche, en cas de réussite de l'expédition, le prêteur était non seulement remboursé, mais touchait en plus une participation très élevée en compensation du risque encouru. L'intérêt pouvait atteindre 40, voire 50ù%

Au 12e siècle, avec la reprise des échanges commerciaux le prêt à la grosse se redéveloppa et donna lieu à des abus quant au taux d'interet.

Le pape Grégoire IX, par Décrétale de 1234, interdit le pret usuraire (taux d'interet excessif) et ainsi condamna le pret à la grosse aventure.

Il fallut trouver un moyen qui permit au banquier d'être certain du remboursement de son pret. Ainsi peu a peu , fut mis en place un systeme qui donna naissance à l'assurance maritime: des banquiers au des groupements de commercants acceptèrent de garantir, en cas de perte, la valeur du navire et de sa cargaison, moyennant le paiement d'une somme fixée au préalable.

L'écrit qui matérialisait ce contrat s'appelait déja une police (au sens de preuve). La promesse de garatie etait l'assurete et la somme payée à l'avance la praemium.

On a retrouvé fort peu de contrats d'assurance de cette époque, car ils étaient cassés, c'est à dire déchirés, une foi le voyage assuré terminé.

Le plus ancien contrat d'assurance conservé jusqu'a nos jours a été émis à Gênes, en Italie, en 1347, émise à marseille par des assureurs gênois.